Pour ceux d'entre vous qui avez connu les années 70, j'imagine que vous vous souvenez de David , ce photographe très en vogue à l'époque. Il était spécialisé dans les photos de jeunes nymphettes nimbées de flou pseudo artistique. En fait, ce qu'il faisait à l'époque, on aurait sans doute du mal à le produire aujourd'hui sans risquer les foudres de la justice ou de la bien-pensance. Je lui ai emprunté le titre de l'un des films qu'il a réalisés pour ma confession. C'était l'histoire d'un jeune garçon qui découvrait l'amour dans sa famille, avec ses cousines. Toutes proportions gardées, c'est ce qui m'est arrivée dans ma jeunesse et que je n'ai encore jamais raconté à personne. Aujourd'hui, alors que je suis marié et père de deux enfants bientôt adolescents, je ne veux plus garder ce récit pour moi seul. C'est pourquoi je vous l'offre en espérant que vous trouverez autant de plaisir à le lire que j'en ai pris à l'écrire.
Poitrine avec Nibards, Jambes, Pieds et ChatteDonc, j'avais 16 ans et nous étions en 1976. A cette époque et dans les familles de ma classe sociale, il n'était pas rare d'être encore puceau à cet âge. De nos jours, les choses ont changé et cela peut paraître incongru à certains, mais il faut se remettre dans le contexte. J'étais issu d'une famille très attachée aux valeurs d'ordre et de respect. Mes parents étaient un peu vieux jeu et il était hors de question pour moi de côtoyer des filles qu'ils ne connaissaient pas. Fils unique, je suivais ma scolarité dans un lycée privé de garçon et les seules adolescentes que je voyais de temps à autres, outre celles de la famille, étaient les jeunes chanteuses de la chorale de la Cathédrale de Bourges qui animaient la messe avec nous. Il m'arrivait parfois d'en croiser l'une ou l'autre lors d'activités strictement encadrées par les auxiliaires du clergé de la ville. Le vent de libération sexuelle qui soufflait à travers la société laissait complètement de côté notre famille. D'ailleurs, j'en soupçonnais à peine l'existence. Les seules allusions scabreuses qui me revenaient de temps en temps aux oreilles étaient le fait de camarades de lycée un peu plus délurés ou moins " serrés " que moi. Mais je ne comprenais pas toujours le sens profond de leurs propos.
Posted at 09:53 am by francosud